L’inégale répartition des médecins et des soignants met en lumière une fracture géographique profonde : selon que l’on vive en ville, à la campagne ou dans certaines périphéries, l’accès aux soins devient un parcours du combattant. Ce phénomène, qualifié de « désert médical », pose une question bioéthique : comment garantir à chaque individu un droit fondamental à la santé, quand l’intérêt collectif conduit parfois à concentrer les ressources dans les zones les plus denses ou les plus rentables ? Les conséquences sont multiples : renoncements aux soins, aggravation des inégalités sociales, sentiment d’abandon dans certains territoires. Réconcilier géographie et santé, c’est finalement refuser que le code postal détermine la qualité du soin.