11h> 13h
Salle de L'Aubette

Soigner les embryons plutôt que de les détruire

 

Le don de mitochondries ou le recours à CRISPR-Cas9 vont permettre de soigner les embryons. Jusqu'ici, lorsqu'un embryon était affecté d'une anomalie pathologique, il était écarté. Soigner vaut manifestement mieux que détruire et si on pense aux attentes des familles de patients et aux devoirs de bienfaisance et d’équité que nous avons vis-à-vis d'elles, on ne peut que s'en réjouir. Toutefois, pour y parvenir, des recherches sur l'embryon doivent être menées, qui soulèvent la question du statut de l’embryon humain, situé quelque part entre les choses et les personnes. Si le droit a tranché cette question, il n’en reste pas moins que, dans l’imaginaire collectif, l’embryon humain revêt une sorte de sacralité laïque : on ne peut pas en faire n’importe quoi. Les problématiques éthiques sont ici très importantes et le débat tel qu’il a lieu dans différents pays, particulièrement en France et en Suisse, est de nature à nous éclairer sur l’usage du diagnostic préimplantatoire et sur les thérapies géniques.

Avec

  • Vincent GRÉGOIRE-DELORY
    Maître de Conférences et directeur de l’École Supérieure d’Éthique des Sciences et de la Santé (ESESS) à l’Institut catholique de Toulouse
  • Bertrand KIEFER
    Rédacteur en chef de la Revue Médicale Suisse, directeur des éditions scientifiques Médecine et Hygiène
  • Anne-Sophie LAPOINTE
    Représentante d'associations de personnes malades, membre du Comité d'Éthique de l'Inserm
  • Julie STEFFANN
    Docteur en médecine et en sciences

Animation : Bernard BAERTSCHI
Philosophe, Université de Genève


13h30> 14h
Salle de L'Aubette

à propos d'un cas

catherine rongières

Gynécologue Obstétricienne, Coordonnatrice du centre d’Assistance Médicale à la Procréation et  du Comité d’Éthique du Pôle de Gynécologie Obstétrique de Strasbourg. Vice-présidente de la Société de Médecine de la Reproduction


14h> 16h
Salle de L'Aubette

Conserver ses ovocytes

 

Depuis fort longtemps, les hommes sont autorisés à conserver, s’ils le souhaitent, leurs gamètes. En revanche, chez les femmes cette conservation n’est autorisée que dans certaines circonstances très restreintes, comme par exemple le fait d’être atteinte d’une maladie qui peut obérer la fécondité ultérieure. Vestige du pouvoir des hommes sur le corps des femmes ? Manque de confiance sur l’utilisation tardive qu’elles pourraient solliciter ? Cette loi qui date de 2015 souligne, s’il en était besoin, une asymétrie fort curieuse des droits des hommes et des femmes à l’heure où l’on cherche jusque dans l’orthographe et la grammaire à faire disparaître les inégalités.

Avec

Animation : Joëlle BELAISCH-ALLART
Gynécologue à l'hôpital des quatre villes, à Sèvres (Hauts-de-Seine)


16h> 18h
Salle de L'Aubette

Anonymat & gratuité des dons de gamètes et d’embryons

 

Depuis les années 1970 où des pionniers, dont le Pr Georges David, créèrent les CECOS, structures pour le développement du don de sperme et de l’autoconservation de gamètes, afin de permettre à des couples touchés par des situations d’infertilité de procréer, les évolutions ont été fulgurantes. Aujourd’hui gamètes mâles et femelles et embryons peuvent être conservés. Comment vont évoluer les pratiques de don dans les années à venir ? Pour des couples composés d’un homme et d’une femme, pour des célibataires, pour des couples homosexuels ? Dans le cadre de la préservation de sa propre fertilité, qui pourra et aura de droit de conserver ses gamètes ? Tout citoyen ? Pour quelles finalités d’usage, pour quel âge limite d’utilisation ? Des questions importantes se posent en parallèle concernant le devenir des embryons surnuméraires en garde dans les centres de procréation médicalement assistée ; quels usages pourra-t-on en faire et dans quels buts ? Et dans tout cela, quid de la gratuité ou de la commercialisation de ces éléments et produits du corps humain ? Quid de la prise en charge financière de ces prestations ? Quid de la liberté de chacun de procréer comme il le souhaite, quand il le souhaite ? Et quid de la vérité et du secret sur ses origines pour l’enfant à naître ? Ces questions seront au cœur de la prochaine révision des lois de bioéthique ; raison de plus d’ouvrir le débat avec le public !

Avec

Animation : Grégoire MOUTEL
Médecin hospitalo-universitaire, Professeur en médecine légale et droit de la santé, Normandie Université. Chef de service au CHU de Caen; Directeur de l’EREN, Espace de Réflexion Ethique de Normandie


18h> 20h
Salle de L'Aubette

Le Cinéma et la transmission

 

Le cinéma a traité abondamment les questions de la filiation et de la transmission. Bien sûr les angles de vue sont différents mais il paraissait important d’interroger cette modalité d’expression sur la thématique annuelle du Forum européen de Bioéthique.

Avec

Animation : Faruk GÜNALTAY
Directeur du cinéma l'Odyssée


20h15>
Cinéma l'Odyssée

film & débat

LES JOIES DE LA FAMILLE

D’Ella Lemhagen

Avec Gustaf Skarsgard, Torkel Petersson,
Thomas Ljungman
Suède - 2008 - 1h43 - VOST

Göran et Sven, un couple homosexuel vivant dans une banlieue suédoise idyllique, ont été jugés aptes à adopter un enfant. Un jour, ils reçoivent une lettre leur apprenant qu’ils vont pouvoir élever un jeune Suédois nommé Patrik, âgé d’un an et demi. Mais quand Patrik arrive, ils ont une surprise…