CORINE PELLUCHON ©Forum Européen de Bioéthique

Fin de vie, directives anticipées
La voie de la médiation

Depuis la loi Leonetti de 2005, chaque citoyen majeur peut écrire ses directives anticipées pour préciser ses souhaits concernant sa fin de vie. Ce document permettra, le moment venu, aux médecins de prendre leurs décisions médicales. Cette démarche, encore peu connue, est en exergue dans l’affaire Vincent Lambert. Et si la solution passait par la médiation ? Cette piste de réflexion est avancée dans la tribune signée par Corine Pelluchon, Jean-François Mattei, Annie Babu et Pierrette Aufière dans la rubrique IDEES de Libération*, en date du 14 septembre 2015.

Une médiation pour Vincent Lambert ?

« Le cas de Vincent Lambert illustre les difficultés inextricables auxquelles on arrive quand les divisions familiales sont portées sur la scène publique en utilisant tous les moyens possibles (tribunaux et médias) et qu’au risque d’oublier le principal concerné, tout le monde interfère dans cette affaire qui devient le lieu d’affrontements idéologiques.
Le devenir de Vincent Lambert est renvoyé une fois de plus au judiciaire, et c’est le juge des tutelles qui est maintenant saisi afin de lui désigner un représentant légal » (…)

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Les signataires : Annie Babu. Assistante sociale, pionnière de la médiation familiale en France. Pierrette Aufière. Médiateur familial et avocat honoraire près de la Cour d’Appel de Toulouse, fondatrice de l’institut de médiation familiale. Corine Pelluchon. Philosophe, professeur de philosophie à l’Université de Franche-Comté, spécialiste de philosophie politique et d’éthique appliquée. Jean-François Mattei. Médecin, pédiatre, ancien ministre de la santé et ancien président national de la Croix-Rouge française.